Magazine n°314 : mai – juin 2017

Publié le 5 juin 2017 dans Edito & Couvertures


 

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Nos restaurants de plages en danger

Plus de 200 plagistes de toute la France étaient présents lors de leur 2ème convention nationale organisée par l’Umih le 10 mai à Juan-les-Pins.

L’objet étant de rappeler au nouveau gouvernement l’urgence de modifier le décret-plage de 2006, qui a démontré, 11 ans après son entrée en vigueur, les difficultés de sa mise en œuvre, son coût financier important pour nos professionnels et les risques pour l’attractivité touristique des littoraux.

Thierry Grégoire, président de la branche des saisonniers rappela que ce décret ne s’applique pas, montrant bien qu’il est imparfait et urgent de l’amender. Les plagistes sont les meilleurs défenseurs de l’environnement et contribuent à l’attractivité touristique de la France donc le Président de la République élu doit en responsabilité, écouter les propositions réalistes et pragmatiques. C’est urgent et vitale pour des milliers de salariés et des entreprises. Pour cela, nous demandons sa modification en ce qui concerne la densité́ des plages, la démontabilité́ des équipements en prenant en compte les territoires et les patrimoines. Sans remettre en cause la loi Littoral, ces établissements, directement concernés par la protection de l’environnement et du littoral, ont besoin d’une règlementation adaptée pour chaque façade maritime, en tenant compte des spécificités des communes.

La privatisation de la plage de La Baule  par Veolia a aussi généré une levée de boucliers des restaurateurs voyant leur loyer augmenter fortement. La préfecture de Loire-Atlantique avait signé en décembre 2016 un contrat autorisant pendant 12 ans Veolia à gérer les 5,4 kms de plage de La Baule, moyennant une redevance de 150 000€ puis de 177 000 €. Le groupe a pour mission de rénover les accès de la plage, d’entretenir cette dernière et les sanitaires et d’assurer la gestion des 35 établissements dont au moins 19 restaurants. Ceci a provoqué la colère des habitants et des commerçants qui dénoncent une « privatisation ». Mercredi 17 mai, la mairie a réagi en proposant la création d’une société d’économie mixte. Pour maintenir la pression, l’association des commerçants de La Baule avait appelé à manifester samedi 27 mai.

Ce dossier brûlant est de saison et nous souhaitons que notre syndicat aboutisse dans ses demandes pour régler ce problème au niveau national, rappelant par exemple sa bonne démarche en Corse récemment en avril. Ainsi les restaurateurs plagistes ont obtenu le renouvellement de l’autorisation d’occupation des plages pour la saison estivale 2017.

 

Phil Borgogno

 

Phil Borgogno

 

 

 

 

 

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