Magazine n°310 : septembre octobre 2016

Publié le 21 octobre 2016 dans Edito & Couvertures


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Qui sont nos nouveaux prédateurs ?

Ne ressassons plus les éternelles réflexions mettant au pied du mur les concurrents déloyaux que nous pensions être les bars de nuit. Les années ont prouvées qu’ils avaient leur place, permettant même parfois aux clients d’attendre l’ouverture des discothèques ou le début de leur ambiance attendue. Les restaurants festifs ont maintenant bien pris place et ce n’est que le début, recevant des clients de 19h à 2h ou 3 h du matin, avec les tout en un, apéritif, dîner, soirée musicale dansante. Les sites éphémères maintenant se développent dans toutes les régions et à l’année. Sous le couvert d’associations sportives ou culturelles, voire même organisées par des sociétés ou mieux encore par des particuliers, n’ayant aucune fiscalité. Pourquoi se gêner ? puisqu’il n’y a pas de contrôle, alors qu’il serait très simple pour les administrations de consulter les réseaux et d’intervenir comme ils savent si bien le faire dans nos établissements professionnels. De toute façon le jeu en vaut la chandelle car les sanctions quand elles existent consistent seulement à fermer le lieu qui naturellement se déplacera aussitôt ailleurs. Il faudrait donc ce qui n’est pas dans nos habitudes, faire preuve de délation en consultant nous-même ces réseaux dans nos secteurs pour la survie de nos entreprises mais aussi pour la sécurité de nos clients infidèles qui cautionnent ces organisations en participant à ces fêtes.

Enfin la multitude de festivals surtout en période estivale captive nos clubbers. Chacun d’entre eux a bien compris qu’il fallait programmer des djs, donc les nôtres. Et voilà un nouveau concurrent qui en plus obtient des subventions versées par les conseils régionaux, les mairies et autres. C’est quand même dommage que personne ne pense à nous verser des sommes alors que nous faisons ce métier aussi en protégeant le tissu social, en structurant la fête, en canalisant la jeunesse en toute sécurité, en employant des salariés et non pas des bénévoles, en payant des taxes et des impôts.

Phil Borgogno

Phil Borgogno

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