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Hors-domicile : redressement des volumes après un début 2015 compliqué pour les boissons en bars, hôtels et restaurants

Publié le 29 février 2016 dans Infos


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À fin août sur les 12 derniers mois, tant les bières que les spiritueux sont orientés à la hausse en hors-domicile : les volumes progressent de +0.3 %. Les performances de juillet et août viennent plus que compenser le net recul du début d’année.

 

Grâce à son panel de détaillants hors domicile, CGA-Nielsen révèle les indicateurs de tendances à fin août 2015 des 12 derniers mois écoulés pour les volumes de boissons écoulés en cafés, bars, brasserie, hôtels, restaurants, discothèques et autres.

 

Rebond des volumes après un début 2015 marqué par la désaffection du CHR par les consommateurs

 

Pour la plupart des boissons, le début 2015 s’était révélé compliqué avec une baisse de la fréquentation liée aux attentats de janvier, mais aussi et surtout une diminution des sorties pour des raisons économiques.

 

Il s’avère que les bonnes conditions météorologiques de l’été ont favorisé les sorties, et les résultats de juillet et août montrent des progressions très significatives : +16 % et +7 % pour les spiritueux, +12 % et +7 % pour les bières. De quoi compenser les pertes du début d’année !

 

Au sein des bières, les bières de spécialités (abbaye, blanches, aromatisées), les bières spéciales et les sans alcool (+31 % sur les 12 derniers mois) tirent la croissance.

 

Parmi les spiritueux, les Rhums (+7.7 % sur 1 an) sont de loin les premiers contributeurs à la croissance, accompagnés des liqueurs (+3.3 %). Gins (+8.2 %) et Tequilas (+5.5 %) sont également très bien orientés.

 

La fin d’année reste incertaine. « Bien entendu, on peut s’interroger sur l’impact des attentats de novembre sur la fréquentation des bars et restaurants » commente Benjamin Kuentz, Directeur CGA-Nielsen France. « Il est encore trop tôt pour se prononcer. Les attentats de janvier dernier ont eu semble-t-il un impact court terme d’un mois sur la baisse de consommation de boissons dans les bars. En novembre, il y aura certainement eu une baisse de consommation observée dans les semaines suivant les attentats mais il n’est pas certain que celle-ci dure plus longtemps qu’en janvier. L’impact pourrait plus certainement venir d’une baisse de fréquentation touristique que d’une baisse de sortie des Français ».

 

Les cafés et bars, un univers en pleine mutation

 

Un fait marquant de l’année est également le contraste entre des bars de jours dynamiques et des établissements de nuits (bars, discothèques) en souffrance pour certains, en mutation pour d’autres : le recul des volumes y est ainsi significatif tant pour les bières que pour les spiritueux.

 

« Cette année, les établissements de nuit ont certainement été exagérément moins fréquentés par les consommateurs qui leur ont préféré des sorties dès le début de soirée au sein d’établissements avec terrasse, pour profiter des bonnes températures et de l’ensoleillement important cet été » commente Benjamin Kuentz.

 

« Par ailleurs, on assiste à un important renouvellement du profil des bars et des restaurants qui deviennent « multi-identitaires » pour s’adapter aux différents moments de consommation de la journée et garder ainsi leur clientèle plus longtemps, ou en capter une nouvelle. Une brasserie à la clientèle familiale durant la journée peut se transformer ainsi en bar nocturne branché la nuit tombée ; la frontière entre restaurants, brasseries et bars de nuit est plus difficilement lisible aujourd’hui ».

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