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Etude de Consommation chiffrée du groupe CGA et Nielsen

Publié le 28 mai 2014 dans Infos


2 consommateurs de cocktails sur 3 déclarent consommer des cocktails sans alcool en CHR, notamment dans des bars à cocktails toujours plus nombreux & créatifs.

 

Les bars à cocktails sont de plus en plus nombreux en France, confirme la dernière étude sur la place du cocktail en Cafés-Hôtels-Restaurants (CHR). Une étude réalisée par CGA et Nielsen, leader mondial de l’information et des insights sur ce que voit et achète le consommateur. Avec des recettes, des concepts et une profession en pleine mutation.

 

 

Le cocktail sans alcool, très tendance chez les professionnels et consommateurs… derrière l’indétrônable mojito

 

Le mojito trône, cette année encore, en tête du classement des préférences des consommateurs. Symbole de la démocratisation du cocktail – il a largement contribué à l’essor de la culture cocktail en France -, le mojito s’avère apprécié par de très nombreux consommateurs, quel que soit leur âge.

 

Néanmoins, de nouvelles tendances s’observent dans l’univers du cocktail en CHR. Derrière l’indétrônable mojito et le classique kir, le cocktail du jour (ou la création du barman) apparaît cette année parmi les cocktails préférés des français. La créativité dont font preuve les barmen retentit donc sur les préférences des consommateurs. « La profession de barman étant de plus en plus valorisée, les barmen se placent désormais en éducateurs du goût, et cherchent à faire connaître de nouvelles saveurs à leurs consommateurs », souligne Benjamin Kuentz, Directeur de CGA-Nielsen en France.

 

L’étude révèle que cette créativité s’exprime particulièrement à travers les cocktails sans alcool, qui sont de plus en plus présents sur les cartes : plus de 80% des « établissements cocktail » proposent des cocktails sans alcool et 2/3 des établissements ayant un chef barman en proposent entre 5 et 10 à la carte. De plus, 40% des consommateurs âgés de 18 à 60 ans déclarent consommer des cocktails sans alcool en CHR.

 

Par ailleurs, les bars de nuit ont une offre cocktail sans alcool plus importante que les autres types d’établissements (Cafés, Restaurants, Brasseries). En effet, ils sont 70% à proposer plus de 5 cocktails sans alcool, contre 30% en moyenne dans les autres établissements.

Le développement du cocktail sans alcool semble ainsi s’inscrire dans une consommation plus responsable, et répond sans doute à un besoin de prix attractifs dans un contexte de crise, le cocktail sans alcool coûtant en moyenne 2€ de moins que le cocktail avec alcool.

Mais les consommateurs n’attendent pas une sortie en CHR pour déguster un cocktail : ils sont en effet 72% à déclarer consommer des cocktails alcoolisés à domicile, et 55% à y consommer des cocktails sans alcool.

 

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Des bars à cocktails plus nombreux & une profession en pleine mutation

 

La tendance des bars à cocktails s’observe en premier lieu à Paris mais le phénomène se développe également  en province. L’étude présente plusieurs facteurs d’explications de ce phénomène national.

« Le cocktail est synonyme de voyage pour les consommateurs et répond à une demande d’évasion et d’expérience organoleptique» commente Benjamin Kuentz. « Il rejoint ainsi la jeunesse actuelle, très globe-trotter, et qui aime retrouver en France, à son retour, le goût de ses pérégrinations ». Les jeunes sont en effet les premiers consommateurs de cocktails en France. Les barmen insistent beaucoup sur cette dimension du voyage qui est leur principale source d’inspiration.

 

La densification et la professionnalisation de la scène parisienne et l’effet de contamination déjà amorcé en province ramène la culture cocktail française au niveau des nations fortes du cocktail.

 

Pour Benjamin Kuentz, « ce nouveau souffle venant des jeunes barmen-entrepreneurs français s’appuie sur les réseaux sociaux et les concours ou salons internationaux pour dynamiser la scène française à l’international. »

Le nombre de bars augmentant significativement, la concurrence se fait plus forte et les barmen doivent faire preuve de créativité dans leur offre pour se différencier. La professionnalisation des barmen se révèle ainsi un facteur important de différenciation des établissements.

 

En effet, l’étude montre que les établissements ayant un chef barman dédié à la réalisation de cocktails proposent une offre plus importante que ceux n’ayant pas de chefs : 86% des établissements ayant un chef barman proposent au moins 5 cocktails à la carte, contre 66% en absence de chef.

La volonté de se différencier des barmen s’exprime en outre à travers le développement de créations personnelles et artisanales. La revalorisation de la profession permet aux barmen d’avoir un statut de prescripteur auprès des consommateurs qui sont beaucoup plus réceptifs à leurs conseils.

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