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Conférences de l’UMIH au salon MICS

Publié le 17 octobre 2016 dans Informations syndicales


 

umih

 

Comme tous les ans, dans le cadre de son salon, le MICS organisait, conjointement avec l’UMIH (Union des Métiers des Industries de l’Hôtellerie), plusieurs conférences répondant aux réelles problématiques des professionnel et développant des thématiques d’actualité pour l’industrie nocturne et le CHR (Cafés, Hôtels & Restaurants).

 

Nous retiendrons quelques points essentiels abordés lors de la conférence du mercredi 12 octobre traitant de l’univers des établissements des plages et du secteur saisonnier.

Le débat a porté sur l’application du décret plage de 2006 sur les concessions de plage qui a montré des difficultés de mise en œuvre et son coût financier important pour les professionnels CHRD. En effet, le décret n’est toujours pas appliqué 10 ans après, projet de monsieur Jean louis Borlo !! Et oui pas d’un parti de gauche.

Pour que ce décret soit efficient, il est nécessaire d’avoir « une réglementation adaptée pour chaque façade maritime qui tient compte des spécificités des communes » précise M. Chevillon, Président UMIH 06. Il ajoute que nous devons continuer nos actions et les discussions auprès des pouvoirs publics pour demander à modifier le décret plage (voir la motion des plagistes).

M. Colomban, Président de la Fédération des Plages Restaurants partage cette position.

Entre autres revendications le syndicat demande que l’on établisse pour les établissements de plages, un bail de 15 à 20 ans permettant d’amortir les structures. Que ces dernières ne soient démontables qu’en fin de contrat et non chaque année.

M. Maniscalco, président de l’office du tourisme de St Tropez, rappela que sa fonction est de développer l’activité hors saison et que lui aussi ne comprend pas pourquoi il faut fermer les établissements de plages. L’écologie est importante et respectable, mais il faut aussi être raisonnable et prendre en compte l’économie d’une région et du tourisme qui la fait vivre. « Attention nous sommes et seront très protégés et prévenants par rapport à l’éco système mais bientôt nous resterons seuls sans touristes, sans économie ».

Tous ces décrets et réglementations réduisent la clientèle. Si le décret plage n’est pas plus adapté, les risques sont multiples pour les professionnels des plages : fermetures d’établissements, pertes d’emplois, perte d’attractivité touristique et donc possible départ des touristes vers d’autres destinations à l’étranger.

 

 

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« Sécurité et Sûreté, Bonnes Pratiques dans les établissements de nuit » – Conférence du 13 octobre

Le débat a principalement porté sur la sécurité dans les établissements de nuit et la menace terroriste.

Pour M. Eric Francelet, Commissaire Divisionnaire, Chef de service du Service Information-Sécurité au Cabinet du Préfet de la Préfecture de Police de Paris « la sécurité c’est l’affaire de tous », les pouvoirs publics ont besoin des professionnels et de leur vigilance face à la menace terroriste. Il faut continuer à travailler, à sortir tout en prenant la mesure de la menace. En cela, les établissements de nuit devraient, selon lui, « investir dans la sécurité pour renforcer leurs dispositifs de sécurité… à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement », être dissuasif afin de rassurer et de sécuriser la clientèle française et étrangère. M. Raphaël Saint-Vincent, auteur du livre « Vivre avec la menace terroriste » et correspondant UMIH Formation, a d’ailleurs rappelé que les professionnels avaient une obligation de sécurité envers leur personnel. M. Andrea Margelletti, Président de CE.SI (Centro Studi Internazionali) indique qu’en Italie, la situation n’est pas identique à celle de la France. Il ajoute qu’il faut aller de l’avant, et continuer à faire marcher l’économie du monde de la nuit. M. Pasca, Président de l’ENA fait remarquer que les exploitants italiens travaillent de plus en plus sur les questions de la sécurité. Il ajoute que « les professionnels italiens sont solidaires des professionnels français ». A suivi un débat avec la salle, un exploitant d’établissement de nuit veut faire passer un message d’espoir, « il faut continuer à nous aider à faire la fête ! ».

 

Découvrez toute l’actualité du salon du MICS : http://magazinediscotheque.com/salon-mics-a-monaco-12-14-octobre-2016/